
Jaune-Rouge-Bleu, Vassily Kandinsky, 1925
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- Abney (effet) : phénomène mental qui fait qu’une teinte semble varier quand on change sa saturation (quand on y ajoute du gris). Cf. Couleurs et cerveau.
- Atome : constituant élémentaire des matières solides, liquides ou gazeuses, c’est la plus petite partie les constituant pouvant se combiner chimiquement avec d’autres. Les atomes sont constitués d’un noyau contenant des protons et des neutrons (eux-mêmes constitués de quarks) plongé dans un nuage électronique constitué d’électrons.
- Autolumineuse (couleur) : phénomène neurologique coloré. Cf. Couleurs et cerveau.
- Binoculaire (vision) : mode de vision dans lequel deux yeux (ou deux capteurs artificiels) sont utilisés simultanément, améliorant la sensibilité de la vision, élargissant le champ de vision, et permettant la vision stéréoscopique et l’évaluation des distances.
- Biréfringence : propriété physique d’un matériau dans lequel la lumière se propage de façon anisotrope, c’est-à-dire dépendant de la direction, de l’angle des rayons. Un effet de cette biréfringence est de provoquer un phénomène de double réfraction, dédoublant les images vues à travers le matériau.
- Bleu égyptien : premier pigment artificiel de l’histoire, créé il y a plus de 4_500 ans. Cf. Couleurs de l’Égypte Antique.
- Bleu maya : ancien pigment précolombien quasiment disparu, tiré d’une fleur du genre Indigofera. Cf. Couleurs mésoaméricaines.
- Cercle chromatique : représentation du spectre de toutes les teintes visibles, celles de l’arc-en-ciel, auxquelles on ajoute le pourpre, refermée en un cercle, conçu par Newton. Cf. Optique géométrique et ondulatoire, Couleurs invisibles, De la renaissance à Goethe.
- Chambre noire : camera obscura, instrument optique permettant de projeter la lumière sur une surface plane ayant conduit à l’invention de la photographie. Les principes en sont connus depuis très longtemps, dès la préhistoire. La première trace écrite remonte à Aristote au 4e siècle avant notre ère. Cf. Optique géométrique et ondulatoire.
- Champ quantique (théorie) : théorie quantique remplaçant les particules élémentaires par des champs pénétrant l’espace et considérés comme plus fondamentaux, où les particules sont des vibrations, des ondulations de ces champs. Cf. Optique quantique.
- Chimérique (couleur) : phénomène neurologique lié à l’habituation des neurones, faisant apparaître des couleurs dans la conscience mais sans existence physique. Cf. Couleurs et cerveau.
- (Mono-, bi-, tri-, tétra-) chromatie ou chromatisme : organisation de la percception visuelle basée sur la présence d’un, deux, trois ou quatre types récepteurs visuels de sensibilité spectrale différente. Un nombre plus élevé de types de récepteurs permet une quantité de contraste de teintes plus importante, et probablement la génération de qualia plus variés.
- Monochromatie : cf. Capter la lumière : évolution de la vision et des couleurs, Couleurs invisibles.
- Bichromatie : cf. Couleurs invisibles.
- Trichromatie : cf. Couleurs invisibles.
- Tétrachromatie : cf. Couleurs invisibles.
- Chromophore : molécules qui donnent leurs couleurs aux pigments organiques, et interviennent dans le processus de la vision, au sein des photorécepteurs, où ils s’associent et enserrent les opsines, et initient le processus de la vision en captant les photons. Cf. Capter la lumière : évolution de la vision et des couleurs.
- Chromothérapie : pseudo-science, thérapie au moyen des couleurs. Cf. Sémiologie de la couleur contemporaine.
- Clair-obscur : contraste en les zones claires et sombres d’un tableau. Si ce contraste est important on dit que le tableau est « en clair-obscur ». Cf. De la renaissance à Goethe.
- Complémentaire (couleur) : teintes diamétralement opposées sur le cercle chromatique, ou bien ensemble de couleurs d’un système qui, mélangées, annulent la perception de couleur, produisant un gris neutre. Cf. Couleurs et cerveau, De la renaissance à Goethe.
- Contraste : écart de valeur entre le point le plus intense et celui le moins intense dans une image. Cf. Couleurs invisibles, Couleurs et cerveau.
- Corps noir : objet physique théorique. cf. Optique quantique.
- Daltonisme : cf. dyschromatopsie.
- Diffuse (réflexion): cf. réflexion.
- Diffraction : déviation de la lumière par des obstacles, cf. Optique géométrique et ondulatoire.
- Dispersion (optique) : séparation spectrale d’une lumière, comme dans un prisme de verre. Cf. Optique géométrique et ondulatoire.
- Dyschromatopsie : altération de la vision des teintes, généralement dûe à une mutation génétique affectant les différents types de cônes de la rétine. Cf. Couleurs invisibles.
- Électron : particule élémentaire, composant de l’atome (avec les protons et les neutrons), possédant une charge électrique négative. Cf. Optique quantique, Fabriquer la lumière.
- Feu de saint-Elme : phénomène luminescent, cf. Fabriquer la lumière.
- Feu follet : phénomène luminescent, cf. Fabriquer la lumière.
- Flamme : phénomène luminescent et incandescent, cf. Fabriquer la lumière.
- Fréquence (photon) : cf. longueur d’onde.
- Gamut : étendue des teintes pouvant être vues ou représentées, résultant d’un système de captation ou de reproduction des couleurs. Cf. Couleurs invisibles.
- Glacis : technique de peinture consistant à poser, sur une couche déjà sèche, une fine couche colorée transparente et lisse. Cf. Des couleurs et de Vinci.
- Grisaille (vitrail) : peinture appliquée sur le verre d’un vitrail puis cuite, cf. Couleurs médiévales.
- Helmholtz-Kohlrausch (effet) : phénomène mental qui fait qu’un gris coloré apparait toujours plus sombre que la même teinte non grisée. Cf. Couleurs et cerveau.
- Homochrome : cf. métamère.
- Incandescence : émission de rayonnement électromagnétique, de lumière, par la matière, fonction de sa chaleur. Cf. Fabriquer la lumière.
- Indigo : couleur bleu foncé, et pigment tiré de la fleur de l’indigotier (Indigofera tinctoria, qui vient d’Inde), espèce similaire à Indigofera suffruticosa, qui donne le bleu maya. Cf. Couleurs mésoaméricaines.
- Infrarouge : partie du spectre électromagnétique située juste avant le spectre visible par l’être humain, par ordre d’énergie (donc de longueur d’onde plus grande que le spectre visible). Cf. Optique géométrique et ondulatoire, Optique quantique, Fabriquer la lumière, Couleurs invisibles, Des couleurs et de Vinci, Sémiologie de la couleur contemporaine.
- Intensité (lumière) : quantité de lumière reçue par une surface (réfléchissante ou un capteur) ou émise par une source de lumière, mesurée en nombre de photons reçus par une surface donnée en un temps donné (par exemple en photons par seconde par centimètre carré). Cf. Optique géométrique et ondulatoire, Optique quantique, Capter la lumière, De l’œil à la conscience.
- Interférence (optique) : combinaison de plusieurs ondes susceptibles d’intéragir. Cf. Optique géométrique et ondulatoire, Le chemin de la lumière.
- Longueur d’onde (photon) : dans la représentation ondulatoire de la lumière (et de toutes la gamme d’ondes électromangétique), la longueur d’onde, mesurée en nanomètres (nm) est la « taille » des ondulations ; elle est l’inverse de la fréquence : quand la fréquence augmente, la longueur d’onde diminue. Dans la partie visible des ondes électromagnétiques (la lumière, donc), entre 400 nm et 700 nm environ, chaque longueur d’onde correspond à une teinte précise, une lumière monochromatique. Cf. Le chemin de la lumière, De l’œil à la conscience.
- Luminance : représentation de l’intensité physique de la lumière (ou de la couleur) sur une échelle linéaire. Différent de la luminosité, qui est l’intensité telle que perçue par l’humain (et non-linéaire).
- Luminescence : émission de lumière (de photons) par l’intéraction de particules chargées. cf. Fabriquer la lumière.
- Bioluminescence : chimiluminescence ayant lieu dans un organisme vivant.
- Cathodoluminescence : émission de lumière issue de la collision de deux électrons.
- Chimiluminescence : émission de lumière suite à une réaction chimique.
- Cristalloluminescence : émission de lumière lors de la cristallisation d’un sel depuis un liquide.
- Électroluminescence : émission de lumière suite à un courant électrique ou un fort champ électrique. Cf. feu de saint-Elme.
- Fluorescence : photoluminescence où les photons sont ré-émis quasi instantanément.
- Mécaluminescence : émission de lumière suite à une stimulation mécanique, incluant la piézoluminescence (pression sur les solides), la triboluminescence (rupture de liaisons chimiques, par exemple en broyant du sucre), et la sonoluminescence (par des ondulations dans un solide).
- Phosphorescence : photoluminescence pouvant durer jusqu’à plusieurs secondes.
- Photoluminescence : émission de lumière suite à l’absorption de photons.
- Radioluminescence : émission de lumière suite à une irradiation (par rayons X, α, β ou γ).
- Luminosité : représentation de l’intensité de la lumière (ou de la couleur), mais sur une échelle adaptée à la perception humaine, non-linéaire
- Mauvéine : pigment violet, premier colorant de synthèse de l’histoire, découvert en 1856. Cf. Couleurs du 19e siècle.
- Métamère (couleur) : plusieurs couleurs sont dites métamères quand elles sont d’apparence identique (l’œil et le cerveau ne font pas la différence) bien qu’elles soient composées en réalité d’un mélange différent de rayons monochromatiques. Cf. De l’œil à la conscience.
- Monochromatique (lumière) : lumière pure, composée de rayons d’une seule logueur d’onde précise, comme la lumière générée par un laser. La couleur d’une telle lumière fait partie du spectre des ondes électromagnétiques visibles, de l’arc-en-ciel, allant du bleu au rouge pur (en passant par le vert, jaune, orange…) mais sans le pourpre. Il faut noter que les lois de la physique quantique (le principe d’indétermination énoncé par Heisenberg) interdisent l’existence d’une réelle lumière monochromatique, et toutes contiennent en réalité un spectre, mais extrèmement réduit dans le cas d’un laser par exemple. Ce principe peut cependant être ignoré à échelle humaine et donc dans l’étude de la couleur.
- Monochromie : œuvre réalisée en une seule couleur, terme généralement utilisé pour la peinture.
- Opsine : longue protéine qui, associée à un chromophore dans un photorécepteur, est capable de se déformer et initier le processus de la vision lorsque le chromophore absorbe un photon, avant de reprendre sa congfiguration initiale pour que le processus puisse se répéter. Cf. Capter la lumière : évolution de la vision et des couleurs.
- Photon : bien que le mot date de 1926, c’est en 1905 qu’Albert Einstein a théorisé le photon comme le quantum de lumière : la plus petite quantité indivisible de lumière (de toutes les ondes électromagnétiques en réalité). Il est à la fois particule et onde. L’intensité de la lumière (et donc des couleurs comme on les perçoit) peut être exprimée en nombre de photons reçus par une surface donnée en un temps donné (donc par exemple en photons par centimètre carré par seconde). On mesure aussi le seuil de déclenchement (le palier inférieur) et de saturation (le palier supérieur) des capteurs photo-sensibles (comme les cellules rétininennes notamment) en photons par seconde. Cf. Optique quantique.
- Photorécepteur : cellules vivantes capables de détecter la lumière, grâce aux opsines. Cf. Capter la lumière : évolution de la vision et des couleurs.
- Pigment : substance chimique colorante et insoluble, pouvant être d’origine minérale ou organique, naturelle ou synthétique. Cf. Couleurs invisibles, Des couleurs et de Vinci, La couleur est subjective, Égypte Antique, Couleurs gréco-romaines, Couleurs mésoaméricaines, Couleurs du 19e siècle.
- Polarisation (lumière) : propriété de la lumière, en tant qu’onde vectorielle (c’est à dire pouvant s’orienter, contrairement au son par exemple), à présenter une orientation privilégiée. La polarisation est en fait le résultat de la combinaison des oscillations dans le champ électrique et dans le champ magnétique. On peut aussi la voir comme une manifestation du spin quantique du photon en tant que corpuscule. Cf. Couleurs invisibles.
- Polychromie : association de différentes couleurs, en opposition à la monochromie. L’adjectif polychrome s’emploie surtout pour parler de statues, d’objets, d’architecture ou pour l’art rupestre et pariétal, et moins pour la peinture sur bois ou toile qui l’est implicitement. Cf. Couleurs préhistoriques.
- Primaire (couleur) : couleur de base choisie dans un système de vision ou de reproduction des couleurs. Le mélange des primaires dans le système doit permettre d’obtenir soit du blanc (dans un système additif, lumineux), soit du noir (dans un système soustractif, comme la peinture). Cf. De la renaissance à Goethe.
- Quale (pluriel: qualia) : perception consciente, qualitative et subjective d’un phénomène, comme le chaud, le froid, la faim, ou une couleur. Cf. De l’œil à la conscience, Couleurs invisibles.
- Quantum (pluriel: quanta) : en physique, la plus petite mesure indivisible, que ce soit celle de l’énergie, de la quantité de mouvement ou de la masse. Cette notion est centrale en théorie des quanta, laquelle a donné naissance à la mécanique quantique. Cf. Optique quantique.
- Raie spectrale : ligne sombre ou lumineuse dans un spectre électromagnétique autrement uniforme et continu, résultat de l’intéraction entre des atomes (ou parfois des molécules) et un rayonnement électromagnétique. Chaque atome ayant ses propres raies spectrales, toujours les mêmes, l’analyse d’un spectre de lumière et de ses raies permet de deviner quels éléments ont intéragit avec. Cf. Optique géométrique et ondulatoire.
- Rayon (lumineux) : description simplificatrice du trajet de la lumière en optique géométrique. Un rayon lumineux n’a pas d’existence réelle et représente le cas idéal d’un faisceau de lumière parallèle infiniment fin. Cf. Optique géométrique et ondulatoire.
- Réflexion (lumière) : rebond de la lumière sur la matière, Cf. Optique géométrique et ondulatoire, Le chemin de la lumière.
- Réflexion diffuse : quand une surface n’est pas parfaitement lisse, elle renvoie la lumière dans toutes les directions et la réflexion est dite diffuse.
- Réflexion spéculaire : si au contraire la surface est suffisamment lisse (à l’échelle microcospique), les rayons peuvent rebondir de manière cohérente en gardant leur parallélisme, et on parle alors de réflexion spéculaire.
- Réfraction : déviation de la lumière lors-qu’elle change de milieu, par exemple au passage de l’air à l’eau, ou de l’air au verre. Cf. Optique géométrique et ondulatoire, Le chemin de la lumière.
- Rétine : organe sensible de la vision, situé au fond de l’œil. C’est une membrane très fine composée de photorécepteurs (5 milllions de cônes et 120 millions de bâtonnets chez l’humain) et de neurones. Cf. Capter la lumière : évolution de la vision et des couleurs, De l’œil à la conscience.
- Saturation_: les couleurs les plus saturées possible sont les couleurs monochromatiques auxquelles on ajoute les pourpres (les mélanges de rouge et bleu). Dès lors que les couleurs sont un mélange de plusieurs lumières monochromatiques (hors mélange des extrèmes bleu et rouge), la saturation baisse jusqu’à ce que la couleur devienne grise ou blanche. Les couleurs saturées vont donc du noir aux couleurs de l’arc en ciel. On parle aussi de pureté de la lumière. Cf. Couleurs et cerveau.
- Sfumato : technique de peinture théorisée par Léonard de Vinci, où une succession de glacis permet d’estomper les contours et produisant un effet de profondeur sous un éclairage adéquat (dans la pénombre et latéral). Cf. Des couleurs et de Vinci.
- Spéculaire (réflexion) : cf. réflexion.
- Stéréoscopique (vision) : techniques mises en œuvre pour reproduire une perception du relief et l’évaluation des distances à partir de deux images planes.
- Stygienne (couleur) : couleur chimérique, teinte colorée aussi sombre que du noir. Cf. Couleurs et cerveau.
- Tcherenkov (effet) : lumière émise lorsque des particules chargées traversent un milieu à une vitesse supérieure à celle de la lumière dans ce milieu. Cf. Fabriquer la lumière.
- Teinte : couleur de la longueur d’onde dominante d’une lumière (de l’équivalent pur d’une lumière donnée), et donc la couleur de l’équivalent pur ou saturé de la lumière. On repère ordinairement les teintes sur un cercle en considérant que les couleurs primaires de la vision humaine sont également espacées, avec le rouge primaire à 0°, le vert primaire à 120°, le bleu primaire à 240°, et les mélanges, à des angles intermédiaires, en proportion des deux primaires qui les composent, formant ainsi le cercle chromatique. Cf. Couleurs et cerveau.
- Température (couleur) : comparaison d’une lumière « blanche » à la couleur d’un corps noir (un corps ne faisant qu’émettre de la lumière, et dont la couleur résulte directement de sa température, comme le soleil, une braise, une flamme, du métal en fusion…). C’est un moyen de définir précisément la teinte d’un blanc, qu’on exprime alors en température, en utilisant le kelvin comme unité. Le jaune orangé de la lumière du soleil se situe ainsi autour de 5800 K, le bleu d’un éclair électrique à 9000 K, l’orange d’une bougie vers 1850 K, etc. Cf. Optique quantique, Fabriquer la lumière.
- Translucidité : propriété d’un matériau laissant passer la lumière sans permettre de distinguer nettement les objets, parce que les rayons lumineux perdent leur parallélisme. Cf. Le chemin de la lumière.
- Transparence : propriété d’un matériau laissant passer la lumière, au travers duquel on distingue toujours nettement les objets, les rayons lumineux gardant leur parallélisme. Cf. Le chemin de la lumière.
- Ultraviolet : partie du spectre électromagnétique située juste après le spectre visible par l’être humain, par ordre d’énergie (donc de longueur d’onde plus courte que le spectre visible). Cf. Fabriquer la lumière, Le chemin de la lumière, Couleurs invisibles.




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